Bienvenue à Beaumetz !



Un peu d'histoire...

La commune de Beaumetz se situe à quatre kilomètres de Bernaville. Elle jouxte le village de Prouville ; les rues « verte » et  « du bois » délimitent le territoire des deux communes. Les habitants sont appelés les Beaumetziens.

Au 12e siècle, les seigneurs de Saint-Valéry ont commencé à défricher la forêt de Goyaval (actuel « bois de Ribeaucourt ») dont ils étaient propriétaires. Attirée par ces nouvelles terres agricoles, une population s’installe non loin constituant ainsi progressivement le village de Beaumetz.

En 1278, la fille de Gilles III de Beaumetz, Marguerite, épouse Jean de Picquigny, baron de Picquigny. Ce dernier est également vidame d’Amiens c’est-à-dire qu’il assure la défense des intérêts de l’évêché d’Amiens. Après être passée aux mains des ducs de Nevers, héritiers de Saint-Valéry, la terre de Beaumetz est vendue successivement à différents propriétaires à partir du début du 17e siècle.

Comme la plupart des villages du nord de la Picardie, Beaumetz est pillé et incendié à plusieurs reprises par l’armée de Charles Quint. En 1645, les registres paroissiaux sont volés.

L’église Saint-Nicolas

L’église Saint-Nicolas de Beaumetz date du 17e siècle. Néanmoins, elle fut remaniée au cours des siècles suivants. Celle-ci conserve des fonts baptismaux en pierre du 16e siècle mais aussi deux statues en bois du 17e siècle représentant respectivement Saint Augustin et Saint Nicolas classées au titre des Monuments Historiques.

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes

Située sur la rue principale en direction de Longvillers, cette chapelle date de 1955. Elle possède des vitraux réalisés par l’atelier amiénois Cagnard.


La rue « Frédéric Petit »

Le chevet de l’église Saint-Nicolas est bordé par la rue « Frédéric Petit ». Celle-ci porte le nom d’un Beaumetzien qui fut conseiller municipal à Amiens et conseiller général de la Somme. Son fils, François Frédérique Petit a, quant à lui, était maire d’Amiens (1880-1881 / 1884-1895) puis sénateur (1886). C’est sous sa deuxième mandature en tant que maire que Jules Verne fut conseiller municipal et que le cirque d’Amiens fut construit.

« Les muches »

Le Territoire Nord Picardie regroupe un nombre important de villages ayant des « muches » c’est-à-dire des souterrains-refuges. Ces « muches » (cachettes en picard) ont été creusées par la population au cours des 15e et 16e siècles afin de se protéger des invasions à répétition.

Deux éléments caractérisent les muches de Beaumetz :

    -  la qualité de construction de la descente qui permet d’accéder au souterrain. Similaire à celle des muches Domqueur, cette descente est voutée en berceau et présente des arcs rampants.

    -  l’existence de niveaux inférieurs au niveau principal. En effet, des caves supplémentaires ont été creusées sous les pièces qui servaient d’étables.

Certains aménagements laissent penser qu’une partie du souterrain a été utilisée comme carrière avant de devenir refuge. Par ailleurs, plusieurs archives indiquent que les carrières de Beaumetz ont servi à la construction de monuments tels que la cathédrale d’Amiens ou encore l’église Saint-Martin de Picquigny.

Les croix de chemin

Trois croix de chemin sont visibles sur le territoire de Beaumetz :

- croix de la famille Lépine-Quillet, milieu du 19e siècle, au croisement de la rue principale et de  la rue de Domart,

- croix en mémoire d’Adrien Martin, 1910, rue de Domart en direction de Bernaville,

- croix en mémoire d’Henri Douzenel, 1936, sentier en face du cimetière communal.

Érigées par des particuliers, elles commémorent la mémoire d’un ou plusieurs proches décédés. A l’instar de celles d’Adrien Martin et d’Henri Douzenel, ces croix sont souvent installées à l’endroit même où la personne est décédée.


Tableau de bord