Bienvenue à Talmas !



Un peu d'histoire

Templum Martis en 660, Telemars en 1066, Thalemas en 1232 ou encore Tallemart en 1771, Talmas doit son nom, d’après les historiens, à l’édification d’un temple dédié au dieu Mars à l’époque Gallo-Romaine.

Situé en bordure de l'ancienne route royale d'Amiens à Doullens, la localité a conservé sa mémoire de « village étape » par ses anciens cafés, hôtels et auberges encore visibles aujourd’hui. Un noyau social dans lequel se regroupent la place publique, la mairie, l'église et le presbytère, le tout parsemé de pâtures et de grands jardins. Le village a également conservé plusieurs mares ainsi que son puit communal avec une margelle en grès.

La commune, comme ses proches voisines, est également réputée pour ses « muches » (cachettes en Picard), vaste réseau de galeries creusées dans le calcaire, qui servirent d'abri à la population lors des invasions Espagnoles dans le courant du XVIIe siècle.


Pendant la guerre Franco-Prussienne de 1870, 17 jeunes gens de la commune sont envoyés au combat. Deux d'entre eux trouveront la mort et deux autres seront blessés.

Dans les années 1890, le village compte une douzaine d'artisans cordonniers qui travaillent pour des industriels d'Amiens.

Le hameau de « Val-de-Maisons », sur la route de Rubempré, regroupe d’imposants corps de ferme à l’architecture typique de la fin du XIXe siècle. On peut y découvrir une jolie chapelle de la même époque qui faisait office de lieu de culte pour ces habitants excentrés du bourg.

Talmas, qui ne comptait que 450 habitants dans les années 1960, a aujourd’hui dépassé le seuil du millier grâce à sa situation à la fois rurale, mais également proche d’Amiens et des grands axes de communication.

 

L’église Saint-Aubin

Edifiée en 1822 sur les plans de l’architecte Demoulin, elle remplace une église du XVIIIe siècle ravagée par un incendie en 1804 ; le chœur, plus tardif, date de 1853.

L'église, en pierre de taille, repose sur un soubassement en grès, séparé par un lit de briques. De forme rectangulaire, l’édifice a la particularité de ne pas posséder de transept, simplement un clocher en façade, une nef et un chœur.

 

Quand la mendicité était proscrite

C’est sur la façade d’une maison de maitre route Nationale, proche du garage, que l’on découvre une plaque pour le moins surprenante, vestige d’un passé où le département de la Somme interdisait la mendicité sur son territoire.

Ces plaques que l'on retrouve dans une dizaine d’autres communes ont une histoire particulière : Le 15 mars 1846, le préfet Narjot signait une circulaire recommandant très fortement d'apposer des plaques en fonte dans toutes les communes du département, afin d'interdire la mendicité. Ayant du mal à se faire obéir, il fit envoyer des lettres de recommandation en Mairie pour inciter les maires à bien vouloir apposer ces plaques, en n'oubliant pas de stimuler le zèle des gardes-champêtres…

Juste sous cette plaque, on distingue une pierre blanche portant l’inscription : « DESATRE DU 12 MARS 1876 ». En effet, les chroniques de cette époque relatent le passage d’un ouragan sur toute la partie nord de la France avec des rafales de vent dépassant les 140 km/h ! La presse transcrira la violence de cette tempête dans ses articles comme « ayant duré des heures » et « ayant laissé derrière elle une multitude de malheurs, tuiles et cheminées arrachées, arbres et poteaux télégraphiques renversés, vitres brisées par milliers et, ici et là, même de petites maisons effondrées ». Cette pierre proviendrait probablement d’un édifice endommagé lors du cataclysme.


Tableau de bord